Interview de Peter DENO

Peter DENO, danseur et chorégraphe raconte la Danza De Las Esferas, propos recueillis par Gabrielle NÉGREL.

newsletter8-13« En 2011, j’ai commencé à travailler avec Paula PERCIVALLE, danseuse et chorégraphe que j’avais vu dans quelques unes de ses chorégraphies, en 2008 à Milan, à l’occasion du Forum Humaniste Européen. J’avais été impacté par l’intensité de son énergie et par la façon expansive et irradiante dont elle utilisait l’espace pour exprimer des contenus intérieurs. Ainsi, lorsqu’elle me demanda, en 2010, de travailler avec ma méthode d’expression corporelle, je fus heureux de commencer cette nouvelle aventure a
vec elle. Je ne vais pas détailler ici notre processus de travail, mais juste le résumer en disant qu’il fut très intense, guidé par l’objectif qu’une danse en duo inspirée d’expériences intérieures profondes en surgisse. »

« Lorsqu’arriva le moment où nous nous sommes sentis prêts, avec assez de « matériel » pour créer la danse, je demandai à mon ami compositeur et compagnon de travaux internes, Florent DELAUNAY, de composer cinq pièces musicales pour cette danse que nous avions en tête et qui allait par la suite prendre le nom de Danse Des Sphères. Il accepta avec joie. Je lui donnai les cinq titres, chacun d’eux ayant leur signification profonde, et Florent créa cinq merveilleuses pièces musicales d’une très haute sensibilité et délicatesse qui coïncidèrent parfaitement avec l’intention de création de notre danse : parvenir à transmettre des expériences profondes avec notre art.« newsletter8-12

« Toutes deux, la musique et la danse, sont inspirées par Le Message de Silo, une nouvelle spiritualité. Réussir à transmettre des contenus et des énergies qui emmènent l’être humain vers les espaces intérieurs où ont lieu des expériences transformatrices, nous demandait d’atteindre nous-mêmes ces espaces pendant que nous dansions. Ceci fut la principale partie du travail que nous fîmes – et que nous faisons toujours en approfondissant chaque fois plus dans notre tentative. Ainsi, pour nous, la Danza De Las Esferas est toujours un voyage vers les espaces intérieurs où surgissent les significations de nos mouvements, telle une musique intérieure millénaire et sacrée, que tout être humain qui s’ouvre à elle reconnait.« 

« Ainsi, pour nous, la Danza De Las Esferas est toujours un voyage vers les espaces intérieur où surgissent les significations de nos mouvements, telle une musique intérieure millénaire et sacrée, que tout être humain qui s’ouvre à elle reconnait. En entrant dans ces espaces plus profonds, nous entrons aussi dans un univers où nous dansons. Il y a deux espaces dans le même temps : l’un physique et l’autre mental.« 

« Bien que je sache où je suis et que je me rende compte de la présence du public, je suis en même temps dans cet autre espace qui engendre la danse et que le corps sait traduire dans l’espace physique. Si bien que ce n’est pas le corps qui contrôle les mouvements. C’est le surgissement du mouvement dans cet espace mental qui dirige le corps vers sa traduction dans l’espace physique. Toute l’énergie nécessaire pour traduire en mouvements vient de cet espace mental, où ont lieu les significations et les transformations, et où Paula et moi-même sommes ensemble, reliés de manière très subtile en une haute vibration.« 

« L’interaction entre la musique de Florent et notre danse est totale, c’est complètement unique et inséparable. Comme si la musique était la danse pure et en même temps la danse est l’expression pure de la musique. Toutes deux l’expression d’une danse et musique intérieure que toute personne peut reconnaître exister en soi même et expérimenter. Si nous parvenons à cette fusion totale entre la danse, la musique et l’expérience collective produite dans le public, nous aurons atteint notre objectif. Dans ce cas, produire une expérience transformatrice chez d’autres.« 

« Lorsque Paula et moi dansons, nous la vivons intensément, tout en nous rendant compte du public présent. Mais l’important pour nous est d’arriver à vivre un processus de transformation en passant par les cinq pièces musicales et de sortir de la danse transformés, remplis d’énergie lumineuse. Si nous parvenons à cela, nous savons que quelque chose a dû se produire avec chacun dans le public. Et nous sommes heureux. Il est clair que notre danse n’est en aucun cas automatique. Elle est à chaque fois nouvelle, c’est toujours une première danse. Elle est de plus en évolution…«